Expliquer la COVID-19 dès les premiers mois
Alors président de l’Association des microbiologistes du Québec et directeur de Lab’Eau-Air-Sol, Christian Lebeau-Jacob a été sollicité par différents médias pour vulgariser le coronavirus et commenter l’évolution rapide des connaissances scientifiques.
Le 14 mars 2020, il participait notamment à une émission spéciale de Deux filles le matin consacrée à la COVID-19. Il y intervenait aux côtés de la directrice régionale de santé publique de Montréal, Mylène Drouin.
Cette émission a été présentée quelques jours après la confirmation des premiers cas de coronavirus au Québec, dans un contexte où le public cherchait à comprendre la nature du virus, ses modes de transmission et les mesures de prévention à adopter.
Une émission spéciale dès le début de la crise
Christian Lebeau-Jacob a participé à une émission spéciale de Deux filles le matin, diffusée sur TVA le 14 mars 2020 à 10 h 30.
Voir l’intervention
La vidéo est hébergée sur la page Facebook officielle du Réseau TVA.
Visionner l’extrait de Deux filles le matinExpliquer l’origine du coronavirus
Dès le 18 mars 2020, Christian Lebeau-Jacob était aussi appelé à répondre à des affirmations prétendant que le coronavirus avait été créé ou inventé en laboratoire.
Son intervention permettait notamment d’expliquer que certains brevets présentés en ligne comme des preuves concernaient plutôt des travaux antérieurs portant sur d’autres coronavirus et sur le développement de vaccins.
Cette distinction était essentielle afin d’éviter que des informations scientifiques réelles, mais sorties de leur contexte, soient utilisées pour soutenir des conclusions erronées.
Consulter l’entrevue
TVA Nouvelles présente l’entrevue et les explications concernant les affirmations sur une supposée création du virus en laboratoire.
La COVID-19 n’a pas été inventée en laboratoireRépondre aux théories du complot
Au printemps 2020, de nombreuses théories du complot entourant la pandémie circulaient déjà dans les médias sociaux. Certaines combinaient des faits réels, des publications scientifiques et des événements sans démontrer de lien valable entre eux.
Le 23 avril 2020, Christian Lebeau-Jacob a accepté de donner l’heure juste sur plusieurs de ces affirmations dans une intervention diffusée par TVA Nouvelles.
Il a notamment expliqué que des éléments d’information pouvaient être véridiques lorsqu’ils étaient considérés séparément, sans que les rapprochements effectués entre eux constituent pour autant une preuve scientifique.
Replacer les faits en contexte
Une donnée scientifique ne peut pas être interprétée correctement sans tenir compte de son origine, de sa méthode et de son contexte.
Vérifier les liens avancés
La présence de plusieurs faits exacts ne prouve pas automatiquement l’existence d’un lien de causalité entre eux.
Consulter les sources originales
Les affirmations scientifiques doivent pouvoir être comparées aux études, aux données et aux explications produites par des spécialistes.
Reconnaître les limites
Pendant une crise émergente, les connaissances évoluent. Une communication responsable doit distinguer les faits établis des hypothèses.
Voir l’entrevue complète
TVA Nouvelles conserve une page vidéo consacrée à l’entrevue avec Christian Lebeau-Jacob.
Visionner l’entrevue sur les théories du complotDéfendre les compétences professionnelles
En septembre 2020, l’Association des microbiologistes du Québec a publiquement dénoncé la désinformation diffusée par des personnes qui se présentaient comme microbiologistes ou experts sans posséder les compétences annoncées.
L’Association indiquait alors avoir reçu une centaine de plaintes concernant des individus diffusant des conseils et des capsules vidéo sur les réseaux sociaux.
Cette intervention rappelait l’importance de vérifier la formation, l’expérience et les compétences des personnes qui prennent publiquement position sur des questions de microbiologie et de santé publique.
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Des prétendus microbiologistes dénoncés pour désinformationCommenter les mesures de prévention
Christian Lebeau-Jacob a aussi été appelé à commenter différentes mesures de prévention, dont l’utilisation des gants, le port du masque, les gestes barrières et les comportements permettant de réduire les risques de transmission.
En mars 2020, il expliquait notamment que le port de gants pouvait donner un faux sentiment de sécurité lorsque ceux-ci étaient utilisés sans être changés entre les différentes tâches.
Ses interventions visaient à rappeler que les équipements de protection doivent être utilisés correctement et ne remplacent pas les pratiques d’hygiène et les mesures de prévention recommandées.
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Les gants devraient être proscrits, selon des expertsRéagir à la désinformation sur la vaccination
En 2021, alors que les campagnes de vaccination s’étendaient aux adolescents, Christian Lebeau-Jacob a réagi à la distribution d’un dépliant contenant des informations trompeuses sur les vaccins contre la COVID-19.
Il expliquait que le document donnait une importance exagérée à certains événements afin de susciter une peur injustifiée. Il rappelait également que le fait qu’un décès survienne après une vaccination ne signifie pas nécessairement que le vaccin en est la cause.
Cette intervention contribuait à expliquer la différence entre une succession temporelle, une association statistique et un véritable lien de causalité.
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Vaccination : un dépliant mensonger distribué auprès d’adolescentsUne expertise mise au service du public
Ces apparitions ont contribué à rendre des notions microbiologiques plus accessibles, à rappeler les limites des connaissances disponibles et à mieux faire connaître le rôle des microbiologistes dans les débats de santé publique.
Dans un contexte marqué par l’incertitude et par une circulation extrêmement rapide de l’information, vulgariser ne consistait pas seulement à simplifier des concepts scientifiques. Il fallait également expliquer comment les connaissances sont produites, vérifiées et révisées.
Pour Lab’Eau-Air-Sol, ce rayonnement représente une reconnaissance de l’expertise de sa direction et de sa capacité à vulgariser des enjeux scientifiques auprès d’un large public.